Biscuit Vio

Pas un blog culinaire, mais un cybercarnet quand même plein de choses délicieuses... Et je vous dis que ça.

09 juin 2009

Retour du séjour d'entre les morts (de fatigue)

patioÇa fait tellement longtemps que j'ai posté que je suis toute perdue sur ma page de tableau de bord de blog. Ça fait tellement longtemps que j'ai écrit que je suis incapable de faire une première phrase avec une syntaxe agréable. Je suis tellement fatiguée que j'ai même pas le goût de la retravailler. Mais ça a assez duré. Ça me démangeait de plus en plus.

C'était ça mon plan, ce soir: coucher la petite, prendre une douche, poster un billet et aller me coucher. C'était sans compter les faux sextapes et l'épluchage de mes fils RSS dont le nombre a récemment explosé (c'est la dernière fois que je demande à quelqu'un de me fournir son blogroll au complet); la douche a pris le bord jusqu'à demain matin.

À part de ça, quoi de neuf? J'ai dit oui à plusieurs contrats de longue haleine échelonnés sur une longue période, mais suffit d'un seul projet qui retarde pour scrapper tout mon planning. Je me retrouve à jongler avec des échéances ridicules et à quêter des extensions, mais je suis championne pour me tirer d'affaire quand même. Une chance, je serais encore au cégep sinon.

On a magasiné des sets de patio chez Club Piscine en fin de semaine. À Laval, en plus. Je pensais jamais faire ça de ma vie. J'ai pénétré dans un petit sauna en fausses pierres, j'ai regretté de ne pouvoir essayer la petite douche de jardin en démo et j'ai capoté de voir à quel point des gens étaient prêts à mettre le gros prix pour impressionner les voisins avec des articles si gros, si clinquants, si cheaps et si laids. Mais comme notre cour est sur le point de terminer son make-over, les meubles de jardin deviennent un impératif, parce qu'on a l'intention d'inviter une couple de personnes à manger dehors au BBQ. Bref, la dame du Club Piscine qui nous a servis m'a bien fait rire quand elle m'a dit que cette chaise longue était en vrai bois de cacacia. Je l'ai corrigée avec mes doux gants blancs habituels et on a rigolé de bon coeur. Parce que quand la librairie de mon quartier s'était mise à vendre des colliers ésotériques, la vendeuse m'avait assuré que cette pierre était une "topale".
- Une opale, vous voulez dire. Ou une topaze?
- Non non, une topale!
Elle n'avait pas ri, elle. Une topale... Franchement.

Là, c'est l'été. Ce n'est pas le temps des confitures, mais celle de Daniel Rondeau est la plus délicieuse qui soit. C'est l'été, dis-je, et que font les travailleurs autonomes en été, s'il vous plaît? Oui! Ils déménagent leur laptop sur les terrasses. J'ai un laptop prêté depuis peu et j'ai très hâte de toucher cette Terre promise. Travailler de chez soi étant déjà au-delà du bonheur, je suis impatiente d'ajouter une cerise sur mon sundae.

Ah, et j'ai la ferme intention de refaire le design de ce blog (so 2007).

Oui, l'été est plein de promesses. Je suis contente de vous retrouver.

Posté par V i o l a i n e à 22:27 - Du vécu, oui madame - Commentaires [3] - Permalien [#]


01 février 2009

Le syndrome de Ramsay-Hunt

En cette minute précise, il y a un an exactement, j'étais en pleurs, paniquée, terrorisée. J'étais enceinte de 37 semaines et j'avais le visage à moitié paralysé, une paralysie qui s'était installée en moins de 24 heures. Qu'avais-je? Mon bébé sera-t-il épargné? Resterai-je ainsi pour le restant de mes jours?

Ça avait commencé tout bêtement par un mal d'oreille. Enceinte jusqu'aux yeux, je n'étais pas surprise de subir les contrecoups d'un système immunitaire affaibli. Des otites, j'en ai fait pour tout le voisinage quand j'étais petite. Ce mal d'oreille était léger, mais après quelques nuits blanches (auxquelles mon état de pachyderme n'a pas nui), j'ai remarqué que ladite oreille gauche ne percevait plus le son ténu du calorifère de ma chambre. Pas que ce son me manquait, non, c'était aussi désagréable qu'un acouphène, mais ce n'était pas le temps d'être malade. Et perdre l'ouïe, ce n'est pas normal. J'ai donc appelé mon médecin mardi, le prévenant de mon otite, et il m'a convoquée jeudi matin.

Or, comme j'allais (violemment) l'apprendre, ce n'était pas une otite.

J'étais alors à moins de deux semaines d'arrêter de travailler, puisque mon accouchement était prévu le 21 février. En plus de mal dormir en raison du nombre restreint de positions qu'un corps 2-en-1 peut adopter, je me levais encore tous les matins pour aller au boulot. AInsi, dans la nuit de mardi à mercredi, j'étais tellement fatiguée que même ma paupière gauche se fermait avec difficulté, épuisée elle aussi. Au petit matin, j'étais tellement à terre que je n'ai même pas songé à lancer une boutade aussi épaisse que: "Dis donc, je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit!". Oh oui, j'étais scrap.

Même mon chum a remarqué ma paupière paresseuse dans le métro, ce matin-là. Mais cette pauvre paupière n'était que la pointe de l'iceberg. Peu après dîner, devant le miroir de la salle de bains, en vérifiant si j'ai des bouttes de nourriture pognés entre les dents, j'ai comme l'étrange impression que mon sourire n'est pas symétrique. Ben voyons, j'suis pas folle, kesséça?... Ben oui, le coin gauche de ma bouche ne monte pas aussi haut qu'à droite... Et cet oeil qui continue de fermer à retardement, plus capable de cligner... C'est de plus en plus inquiétant. Ça me hante et me préoccupe pour le reste de la journée. Merde, merde, merde...

Revenue du travail, mercredi soir, plus de doute possible: j'ai la moitié du visage paralysée. Mon oeil ne répond vraiment plus, mon sourire n'est plus qu'une grimace tordue et j'articule péniblement comme si je venais de me faire geler la bouche chez les dentiste. Calvaire! L'angoisse me pogne solide, je commence à capoter sérieusement. Mon chum n'est pas encore arrivé. Ok, pas de panique, du calme, du calme.

Évidemment, aussitôt mon amoureux devant moi, j'éclate en sanglots. Et une fille qui pleure avec un visage à demi paralysé, ce n'est pas joli joli. Sans attendre ni une ni deux, il appelle Google à la rescousse: comprendre est la première étape d'une résolution de problème. En me posant des questions sur mes symptômes ("Es-tu incapable de goûter ce que tu manges?" - "Oui!" - "As-tu mal à la gorge?" - "Oui!" - "As-tu des éruptions dans le dos?" - "Ben je sais pas, regarde!"), il procède par élimination et épluche les hyperliens rencontrés au gré de ses requêtes. De fil en aiguille, un diagnostic s'impose de plus en plus: le syndrome de Ramsay-Hunt.

En gros, il s'agit d'une maladie infectieuse causée par le virus du zona, celui-là même qui cause la varicelle. En phase de latence, il peut être réactivé en situation de fatigue extrême conjuguée à un système immunitaire affaibli. Les femmes enceintes sont donc d'excellentes candidates, à n'en point douter. L'infection s'attaque au ganglion géniculé auxquels sont reliés (je simplifie) le tympan, la paroi postérieure du conduit auditif externe, le nerf facial (moteur) et les 2/3 antérieurs de la langue (sensibilité gustative). Et hop, une belle paralysie de Bell, une surdité partielle et une perte de goût importante.

Mais le bébé? Un virus, ça se propage, ça s'étend!

Internet, ça peut éteindre quelques feux de brindilles ici, mais ça peut t'allumer un crisse de gros incendie de l'autre bord de la rue: quand on trouve les réponses à nos questions, il faut savoir s'arrêter. Nous, on a fait l'erreur de continuer à lire sur la paralysie de Bell, les cas graves du syndrome, les recherches médicales pessimistes, les cas de paralysie irréversible, les foetus touchés, "Chances of complete recovery decrease as treatment is delayed", - et les images, argh! - etc., et ce faisant, sans nous en rendre compte, nous avons tué notre soulagement d'avoir probablement trouvé la bonne réponse et avons alimenté l'anxiété. L'angoisse.

Une chance - UNE CHANCE! - que nous voyions le médecin le matin suivant, je pense que je serais morte d'inquiétude.

Le lendemain, quand il m'a vu entrer dans son bureau, il s'est vite douté qu'il n'était plus question d'otite. En me palpant les ganglions, entre deux questions d'usage, il m'a demandé:

- Et... as-tu une idée de ce que ça peut être?
- Uh-uh.
- Quoi?
- Le syndrome de Ramsay-Hunt...?
- Oui.

Il a dit "oui" avec un léger sourire, comme pour dire: "C'est évident!". J'étais soulagée: ma maladie avait un nom (and knowing is half the battle!) et je n'aurais pas à me battre pour faire valoir mon hypothèse auprès du corps médical. À partir de là, tout a déboulé: prescription urgente d'antiviral et de cortisone, soulagement d'apprendre que le bébé ne risquait rien et que les chances de rétablissement étaient excellentes, arrêt de travail immédiat, repos complet. Ma job consistait désormais à dormir, à prendre mes médicaments (aux 4 heures pendant 10 jours, même pendant la nuit!) et reprendre des forces pour le grand jour. En quittant le cabinet, mon chum et moi avons décidé d'aller nous calmer les esprits avec une bonne soupe tonkinoise chez Pho Lien. Mais allez donc manger ça avec une gueule gelée! J'en mettais partout!

C'est l'ouïe qui est revenue la première. Puis le goût (yé!). Puis le côté gauche de mon visage a recommencé à s'animer, oh si peu!, mais ce fut la liesse tout de même. Entre-temps, ma petite Raphaëlle est née le 23 février, et mes parents, à qui on demandait si j'étais rétablie du syndrome, répondaient que, "ma foi du bon Dieu, on n'avait pas remarqué que son sourire est revenu à la normale!"...

C'est drôle. La majorité des personnes à qui on a annoncé ma maladie nous ont raconté que tel cousin, telle amie, tel oncle a eu la même chose et a connu un rétablissement complet. Pourtant, nous n'en avions jamais entendu parler. À quel point cette maladie est-elle fréquente, combien de gens en sont atteints chaque année, au Québec?
Je l'ignore, mais j'espère avoir contribué à la faire connaître. J'aurais aimé savoir que cette possibilité existait quand l'asymétrie a frappé.

Parce que c'est freakant en tabarnouche.

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02 juin 2007

Les "joies" de Facebook...

Je suis assise à l'ordi et mon amoureux s'approche.

- C'est quoi, le site que tu regardes depuis tantôt?...
- Ah... C'est Facebook... J'en ai entendu parler toute la semaine par les intervenants du milieu (j'aime la langue de bois lorsque ploguée n'importe où), faque je voulais me faire une idée...
Il regarde l'écran plus attentivement.
- Donc fallait que tu te crées un profil en plus.
- Euh, oui.
- Bon.
- ...
- Donc tu vas passer tout ton temps là-dessus dorénavant.
- Pfff! Haha! Non, pantoute! Qu'est-ce que tu vas croire là chéri mais non pas du tout!
- ...
- ...
- Ouain... Mettons.

logo_facebook_rgb_7inch_706175Je suis donc une autre curieuse qui s'est laissé séduire par Facebook. Mais c'est que c'est complètement fou, ce truc! Il y en a pour des jours entiers de recherche, de mise à jour de profil, de messages à envoyer, de poking (dont je n'ai aucune idée de la nature de), d'adhésion à des groupes sibyllins qui se forment sous n'importe quel prétexte de la vie, d'amis à accepter, d'inconnus à rejeter (I reject you! Ô monde cruel) et de relations à bâtir. Je laisse l'analyse sociologique à d'autres, mais comme "outil de gestion de relations interpersonnelles", c'est très fort.

La vague virale, efficace, m'a balayée avec une force, wousssh, ça me laisse sur le carreau. Car bien que je m'amuse (soyons honnête), j'ai déjà perdu beaucoup trop d'heures là-dessus et j'ai les foufounes comme du jello à être assise ainsi trop longtemps.

Addiction, je crie ton nom!

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18 mai 2007

Biscuit Vio a 1 an...

Niki_first_birthday

...eh qu'on aime ça, les partys de fête!

J'ai commencé ce blogue du bout des lèvres, murmurante, pas tout à fait certaine que je saurais me glisser dans cette généreuse communauté. Je n'ai pas voulu faire de vagues, juste quelques clapotis amicaux. Je me suis cherchée longtemps, soucieuse autant de la forme que du propos; j'ai appris que maîtriser le second demande beaucoup de talent, de discipline. Et de vécu, aussi. Bref, en un an, dans cette vie parallèle qu'est celle de blogueuse, j'ai découvert un univers riche, hyper stimulant, tellement en mouvement, parfois, que j'ai eu envie d'ouvrir les bras pour tout laisser tomber, e basta.

Mais non. J'ai tenu les coudes serrés, balayant les aléas et soufflant sur les poussières irritantes. Et aujourd'hui, ô joie, ô allégresse, c'est le temps de monter sur la colline, de se retourner, de regarder derrière et de dire:

"Ouais... Pas pire pantoute!..."


fillette_et_g_teau

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15 mai 2007

Busted!

J'accumule les magazines comme une folle finie. Si le plancher cède sous le poids obscène des piles qui grandissent, pas de problème, la proprio qui habite au premier est en Espagne pour quelques mois; j'aurai encore du temps pour fuir les lieux.

Non, le réel problème est qu'ils s'empilent plus vite que je n'ai le temps de les lire. Et lire, oh, c'est un bien grand mot quand j'en empoigne un pour lui feuilleter les pages avec autant de délicatesse que pour décrasser la baignoire. Haaaa mais non mais non, je blague, ce n'est pas moi qui s'occupe de cette vile tâche ici... Mais là n'est pas la question, ahem.

Qu'est-ce qu'on fait quand on héberge chez soi des magazines en une quantité si... familiale, et qu'on doit faire ses boîtes pour un déménagement le 30 juin (car, oui, je pars, plancher défoncé ou non)? Hein? Oui, mesdamzéméssieux, on fait du ménage. Et ménage il y a, laissez-moi vous le dire. Quand on quitte le monde du locatariat pour celui du, plein de défis admettons, du propriétariat, c'est le coeur léger qu'on doit le faire, l'âme tranquille et avec sous les aisselles le moins de boîtes possible. L'existence est déjà assez compliquée.

Donc, travail d'épuration ongoing. Et je m'amuse ferme, si seulement vous saviez. D'abord, une petite mise en contexte: si je ramasse toutes ces revues, c'est pour une raison bien précise, un projet personnel qui mûrit tellement tranquillement que je dois veiller à ce qu'il ne pourrisse pas. Et pour mettre les points sur les i, je ne dépense pas un sou pour ces périodiques, puisque je les prends au travail, et ce, en toute légalité. Je ne suis pas riche, ne manquerait plus que je devienne pauvre. Et criminelle.

Cela dit, les découvertes sont toujours au rendez-vous. Par exemple, j'ai appris que quand le journal 24 heures attribue le crédit "Collaboration spéciale" à une photo, je peux me tromper, mais il y a fort à parier qu'on veuille dire, en fait, "on n'a pas dépensé une maudite cenne pour cette photo". C'est correct, on respecte ça, on s'en fout même, à la limite. Mais c'est donc drôle quand une fille qui fait le ménage de ses magazines tombe, dans un Madame au foyer, sur la même image qu'elle a vue le matin même dans le 24 heures. Évidemment pour des articles traitant de sujets fort différents.

IMG_1986

Merci, banques de photos libres de droits!

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17 janvier 2007

Mmhhouiii... C'est chhhhauuuud...

J'ai un boss qui a... (vite, à vos crayons, c'est un choix de réponses):

a) une reconnaissance insensée pour ses employés
b) beaucoup trop d'argent entre les mains, ça se peut-tu
c) des choses à se faire pardonner
d) de bons contacts chez Kanuk

...car, en guise de cadeau de Noël, mon patron a offert à toute sa flotte d'employés (i.e. une trentaine certain) un manteau Kanuk. Oui, un Kanuk. Oh, un modèle de base, certes, mais à 550 beaux dollarskanuk1 le morceau, qui sommes-nous pour cracher dans la soupe? La crainte d'avoir le logo de la compagnie (tellement - mais tellement! - laid) brodé dans le dos ayant rapidement été balayée d'un non-non-non souriant, j'ai pu soupirer d'aise.

Moi qui trouvais ces manteaux ringards, mononclissimes, légèrement ostentatoires à la rigueur, me voilà, à la première minute suivant mon réveil, réjouie de la perspective de sacrer mon corps là-dedans pour enfin, avec un enthousiasme touchant et dans un abandon qui ne s'est guère vu en ce siècle encore, me pitcher dewors. Car depuis que je suis allée chercher le mien samedi dernier, je ne me peux plus. Détester l'hiver? Ha. Ce n'est plus envisageable. Le froid, les bourrasques, les flocons agressifs, les moins quinze degrés Celcius et toute la terminologie hivernale me passent dix pieds au-dessus de la tête. M'en sacre, j'ai chaud, je suis bien. Et cette flatteuse silhouette que ça me donne, je vous dis pas: c'est pas demain la veille qu'on va m'appeler Bonhomme Micheline.

Mais tout n'est pas rose au pays du Kanuk. Si je me souviens bien, la présence du loco locass Biz dans le catalogue 2005-2006 en a fait jaser plusieurs sur les forums de discussion: pub, capitalisme, vendu, turlututu chapeau pointu. Biz a répondu avec le panache qu'on lui connaît, la rappure légère et le ton polisson.

Quant à moi, je n'ai plus de crédibilité auprès des quêteux; je suis passée de l'autre côté de la doublure. Que voulez-vous.

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04 novembre 2006

Dossiers mystère

**Voici donc le texte original dont une version édulcorée corrigée par des correcteurs zélés (la mention sic n'existe pas pour rien, tsé) est parue dans les pages du Journal de Montréal. Enjoy!**

+++

La défunte émission Dossiers Mystère à TVA (en fait, c'était sûrement Télé-Métropole, et je dis défunte car n'ayant pas le câble, j'ignore que Michel Dumont en anime une nouvelle mouture au Canal Dé - une chance que Google est là, merci Gougule!) bon, ma parenthèse est trop longue, j'ai raté mon intro. Je recommence. *soupir*

Dossiers Mystère! Oh, émission si souvent écoutée avec le cœur transi de peur jouissive. Tant de frissons en écoutant ces Américains de la Virginie profonde raconter, voix doublée et reconstitution des événements à l’appui, les aléas de partager sa maison avec des esprits égarés dans l'entre-deux mondes! Tant de disparitions étranges, tant d’énigmes encore non résolues, de doutes laissés en suspens au-dessus de nos craintes larvées, tant d’excroissances de la réalité toujours inexpliquées à ce jour…

It was a dark, stormy night... En cette sombre nuit de l’Halloween froide et sans lune, mes propres dossiers mystères refont surface, toujours en attente de se faire classer de façon définitive. Des événements mystérieux auxquels mes frères, ma sœur et moi ne pensons plus pour éviter de réveiller la vive inquiétude alors ressentie… celle d’être incapable d’expliquer ce qui s’est produit. Fermez les lumières, allumez votre flashlight et sacrez-moi la lumière dans la face: voici…

MES DOSSIERS MYSTÈÈÈÈÈÈÈÈÈRE!!! – Première partie

Un coup dans la nuit
Automne 1992, ou quelque part dans ces eaux-là, j’étais relativement adolescente. Dans notre bungalow du 450, yo, les enfants dorment en haut et mes parents ont la paix dans leur chambre du sous-sol. Au bout du couloir, mon frère Alex dort dans la chambre de droite, mon autre frère Fred dans celle du centre et ma sœur et moi à gauche, en face d’Alex. C’est la nuit et la maison est plongée depuis plusieurs heures dans le silence. Je ne dors pas encore, mais je sens que ça s’en vient : l’engourdissement progresse et mes pensées vagabondent dans ces rêves semi-éveillés, au gré de mes émotions hormonales de la journée. Mes yeux entr’ouverts ne captent rien d’autre que la texture granuleuse de l’obscurité. Tout à coup, BANG! Je fais un méchant saut : un grand coup cogné dans une porte de chambre. Pas le bras de Fred qui frappe le mur en se retournant dans son lit, ni Fred qui tombe à terre après s’être tourné avec trop d’ambition du mauvais côté, ce qui arrive souvent. C’était vraiment un grand COUP, qui fut DONNÉ contre une PORTE. Je tends l’oreille : pas un son. Personne dans le corridor. Coudon, c’était qui? J’ai-tu rêvé, moi là? Ma sœur est toujours silencieuse, elle semble dormir à poings fermés. Tiens, non, elle bouge. J’entends alors Alex qui ouvre la porte de sa chambre. Silence. Il entre dans notre chambre et demande, vraiment pas content :

- Heille, c’est quoi la joke?! Qui qui est venu cogner dans ma porte???
Shit, j’ai pas rêvé. Merde merde merde y a un esprit dans la maison. Ma sœur proteste, perplexe :
- De quoi tu parles…?
- C’est pas nous… renchérissé-je.
- Ben c’est qui d’abord? dit Alex en tournant les talons; il va dans la chambre de Fred et réveille son grand frère, qui doit être le dormeur le plus puissant de la province. Alex procède visiblementpar élimination:
- Pourquoi t’es venu cogner dans ma porte? rugit-il.
Fred émerge à peine et comprend encore moins.
- Mmhhanmf?
- Pourquoi t’es venu cogner dans ma porte? Y a quelqu’un qui est venu donner un gros coup sur ma porte!
- Ben c’pas moi!
- Ben c’est qui d’abord!?
- Je l’sais pas mais c’pas moi! Veux-tu ben! J'dormais! Crisse-moé patience!
- C’est vrai, c’pas lui, je l’ai entendu, le coup! interviens-je, sentant la moutarde monter (j’haïs ça, les conflits).

Mon père arrive sur l’entrefaite, alerté par cette chicane aussi nocturne qu’intempestive. Tout va alors très vite : qu’est-ce qui s’passe, y a eu un coup, ben non y a pas eu de coup, oui, c’est qui, c’est pas personne, t’as sûrement rêvé, on verra demain, allez vous coucher, dodo, merci bonsoir.

Le silence est revenu, mais je sais que personne ne dort : Fred est en maudit, Alex est frustré, ma sœur est perplexe et moi… je suis terrorisée. Je l’ai entendu, le coup, c’est pas compliqué! Rien dans la maison ne pouvait causer ce bruit si précis… excepté une main volontaire.

Y avait-il un esprit dans la maison? L’histoire suivante semble le confirmer…

+++

Demain, Bientôt cette semaine, ne manquez pas:

L'ÉTAMPE DIABOLIQUE

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02 novembre 2006

Bienvenue!

J'ai déjà chialé sur le service linguistique du petit journal de métro 24 heures, mais je vois que je pourraifillette_et_g_teau me taire sur celui du Journal de Mourial: on a arrangé la ponctuation et la typographie dans mon petit texte afin de respecter les principes du Ramat. C'est bien, je suis mal placée pour brailler là-dessus. Mais le style!? Le rythme???

Ça ira à samedi!...

Bienvenue aux nouveaux lecteurs!


P.S.: Faites attention, les lits superposés ont tendance à plonger les enfants dans le coma...

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10 octobre 2006

Timidité de mes deux

Pour une fois qu'un auteur m'invite personnellement (!) à la naissance de son dernier bébé, il n'était pas question que je manque le rendez-vous: Matthieu Simard a lancé Llouis qui tombe tout seul ce soir, dès 17 h.

Je déteste les mondanités (re-!), je ne sais jamais où me mettre. Ni comment. Ni pourquoi, tant qu'à y être. La résultante est que mon expérience des événements de ce genre pourrait remplir une demi-ligne d'une feuille 8 1/2 par 11.

llouisMais qu'importe. Je voulais mon exemplaire avec la dédicace et tout et tout. Faut encourager ça, le talent.

Est-ce par excès de confiance ou de naïveté, dur à dire, mais j'étais ainsi certaine que j'allais passer inaperçue dans la foule gratinée littéraire et la masse de fans... sauf qu'en poussant la porte du bar où le lancement avait lieu, À 17 h 03 (heille, bravo, clap clap clap), j'ai vite compris que mon néophysme en la matière allait nous perdre, mon anonymat et moi. Outre Matthieu en pleine discussion avec 4-5 personnes, assis à une table, et un couple qui m'avait précédée de quelques secondes, il n'y avait pas un chat dans le bar. Un beau bar vide, désert, et v'là ti pas ma Violaine, qui ne s'est pas pointée accompagnée, qui joue la carte "j'en-ai-vu d'autres" en rentrant d'un pas assuré, en adressant un sourire avenant à l'auteur - putain qu'il devait être crispé, mon sourire -, qui traverse lentement le bar, question d'admirer la joli déco et de réaliser que, non, franchement, je vais quand même pas rester ici en attendant que le party pogne, tu-seule comme une loser...

Bref, toujours d'un pas assuré, elle poursuit sa traversée du (bar) désert et ressort, mine de rien, par la porte d'en arrière.

Oui. J'ai quitté les lieux lâchement, bassement, sans regarder derrière. Une chokeuse de première. Et je suis même pas revenue! J'ai envie de hurler.

J'ai don hâte au prochain lancement, moi là.

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28 septembre 2006

La vie en métaphores

Moi
J'ai l'impression que - 'ga ben, je vais faire une métaphore - j'ai l'impression que ma vie est un casse-tête pour enfants, avec des grosses pièces niaiseuses en bois que je dois simplement faire fitter dans le bon trou, et qu'au lieu d'essayer de les faire rentrer une par une ben comme il faut, je les sacre toutes sur le casse-tête et je les mélange avec la paume de mes mains, donc aucune ne rentre vraiment, mais tout bouge quand même et c'est le bordel total. Même si je sais exactement quoi faire, c'est le bordel.

Elle
Ah ouain? Wow, c'est bon. Euh c'est poche, mais ta métaphore est bonne. Moi c'est pareil... Je vais te faire une belle métaphore moi aussi, tu vas l'aimer: j'ai l'impression d'être sur le coin d'une rue que je dois traverser, mais y a des chars, des trucks, des ambulances qui arrêtent juste pas de passer devant moi SANS ARRÊT. Donc j'attends. J'attends. Une fois woup, y a un mini trou assez grand pour que je puisse passer: je cours, ouf, c'est dur, mais je finis par traverser. J'ai traversé, mais maudit que ça a été difficile d'arriver. Long, surtout. Pis sais-tu quoi? Pendant ce temps-là, tout le monde sur l'autre coin de rue traversait sans problème. Y a juste moi, la cave, qui rush autant pour obtenir ce que les autres ont tellement facilement.

Moi
T'avais raison, j'aime beaucoup ta métaphore.

Posté par V i o l a i n e à 22:04 - Du vécu, oui madame - Commentaires [3] - Permalien [#]
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