20 mars 2009
Coeur de pirate et moi
Je ne suis pas une fan de musique en général, je n'ai pas trop honte de l'avouer: j'ai toujours été comme ça. Alors que la majorité de mes camarades de secondaire portaient un t-shirt qui de Metallica, qui de Queen, je tentais de me trouver un groupe auquel m'identifier, me sentant un peu obligée de suivre le troupeau pour ne pas traîner derrière. Peine perdue, j'aimais tout et rien en même temps, glissant à côté d'un enthousiasme passionné dont j'aurais dû, il me semble, témoigner de par mon statut d'adolescente. Si on me demandait ce que j'aimais comme musique, je devais sortir une tite liste que je m'étais faite pour avoir quelque chose à dire, puisque rien ne suscitait chez moi débordements ou sauts de joie au point de pouvoir répondre tout de go. C'est fort pareil!
Pourtant, je lis bien des blogues plogués sur la chose culturelle mais vois passer ces noms comme une vache indifférente regarde le convoi ferroviaire s'éloigner dans la prairie: ça ne me fait pas un pli sur la poche, j'ai la curiosité musicale très, très paresseuse. Ainsi, je découvre tout en retard. J'ai entendu Tricot Machine pour la première fois l'automne passé, genre, et Coeur de pirate, à peine un peu après les fêtes.
Bref, je connais les buzz avant de connaître les artistes proprement dits qui les créent. Et encore une fois, comme au secondaire, je reste relativement tiède à l'écoute de leurs morceaux. Tricot Machine, c'est cute, mais c'est tout. Et Coeur de pirate...
Vous pensez que j'ai reviré cul par-dessus tête? Pantoute. Je trouve qu'elle chuinte sur les bords, comme Pierre Lapointe, et ça me tombe un peu sur les nerfs. Et en ce qui me concerne, elle ne fait rien de révolutionnaire.
MAIS! La version anglaise de Coeur de Pirate, Pearls, m'a renversée. Je trouve qu'elle articule 100 fois mieux en english. J'ai écouté sa toune One for Me au moins à 16 reprises pendant que je vous écrivais tout ça.
Voilà toute l'affaire: c'est sur les chansons que je trippe, les atmosphères. Pas les artistes comme tels.
05 mars 2009
Hérédité
Album de finissants de la mère:
Qui n'a jamais remarqué cette gentille Sagittaire au visage
angélique, cachant pourtant une nature si violente et passionnée? (...)
Attention à ceux qui lui marchent sur les pieds, ça va chauffer! (...)
Album de finissants du père:
Ce qui ressort le plus chez lui est son caractère agressif. (...)
Quand quelque chose ne fait pas son affaire, il le fait savoir au
professeur. (...)
Authentique.
À la garderie, l'éducatrice est contente parce que ma fille est très "territoriale" et qu'elle ne se laisse jamais faire par les amis, tous plus vieux qu'elle. Super enjouée, super sociable, mais super badass par moments.
Avec des gènes comme les nôtres, j'ai vraiment, vraiment hâte de voir ce que ça va donner à l'adolescence.
