24 juin 2009
Ma toune d'été
Mon chum oublie toujours d'éteindre la radio dans notre chambre lorsqu'il part le matin, et suffit que je m'absente moi-même toute la journée pour qu'elle soit doublement négligée. Résultat: je l'éteins souvent juste avant de me coucher. Ce soir, en pliant le linge des trois dernières brassées propres qui traînent depuis la fin de semaine, je profitais de l'oubli quotidien de ma douce moitié et j'écoutais la reprise de Libre comme l'air. J'abhorre Christiane Charrette, j'adore Dominique Poirier. Et ce sacré Dominique Lévesque, chroniqueur littéraire, qui lui donne du "tu" gros comme le bras!
Je vous l'ai déjà dit, je suis pas très ploguée sur la chose musicale. Alors peut-être suis-je en retard, je n'en sais trop rien, mais je suis tombée amoureuse de cette toune de 3 gars su'l sofa, Ourse et ciel. Les premières notes m'ont accrochée: un beat de pluie, un air aérien. Si ça c'est pas de la poésie, je sais pas ce que c'est. Lisez plutôt:
Un ballon qui vole dans le désert
Un fantôme qui ne hante personne
Un météore, sans rien sur sa trajectoire
Un monstre marin encore inconnu
Dans un lac non répertorié
Un cadeau de Noël oublié dans le garde-robe
La radio qui joue toute seule, au chalet
Nananana
Une entrée parmi les desserts
Une idée qu’on abandonne
Un p'tit ressort
Sûrement utile quelque part
Un proverbe qui passe inaperçu
Sur une page à moitié déchirée
Être l’ami qui perd une année d’école
Parce qu’yé né en octobre
Un poisson des grands fonds qu’on ne voit jamais
Je cherche encore mon vrai potentiel
J’ai mis des pièges à ourse dans mon ciel
J’attends des astronautes un appel
Je cherche encore mon vrai potentiel
J’ai mis des pièges à ourse sur du miel
Des pistes demeurent nébuleuses dans mon ciel
Nananana
Je cherche encore mon vrai potentiel
J’ai mis des pièges à ours dans mon ciel
J’attends des astronautes un appel
Je cherche encore mon vrai potentiel
J’ai mis des pièges à ourse sur du miel
Des pistes demeurent nébuleuses dans mon ciel
Ça s'écoute ici.
09 juin 2009
Retour du séjour d'entre les morts (de fatigue)
Ça fait tellement longtemps que j'ai posté que je suis toute perdue sur ma page de tableau de bord de blog. Ça fait tellement longtemps que j'ai écrit que je suis incapable de faire une première phrase avec une syntaxe agréable. Je suis tellement fatiguée que j'ai même pas le goût de la retravailler. Mais ça a assez duré. Ça me démangeait de plus en plus.
C'était ça mon plan, ce soir: coucher la petite, prendre une douche, poster un billet et aller me coucher. C'était sans compter les faux sextapes et l'épluchage de mes fils RSS dont le nombre a récemment explosé (c'est la dernière fois que je demande à quelqu'un de me fournir son blogroll au complet); la douche a pris le bord jusqu'à demain matin.
À part de ça, quoi de neuf? J'ai dit oui à plusieurs contrats de longue haleine échelonnés sur une longue période, mais suffit d'un seul projet qui retarde pour scrapper tout mon planning. Je me retrouve à jongler avec des échéances ridicules et à quêter des extensions, mais je suis championne pour me tirer d'affaire quand même. Une chance, je serais encore au cégep sinon.
On a magasiné des sets de patio chez Club Piscine en fin de semaine. À Laval, en plus. Je pensais jamais faire ça de ma vie. J'ai pénétré dans un petit sauna en fausses pierres, j'ai regretté de ne pouvoir essayer la petite douche de jardin en démo et j'ai capoté de voir à quel point des gens étaient prêts à mettre le gros prix pour impressionner les voisins avec des articles si gros, si clinquants, si cheaps et si laids. Mais comme notre cour est sur le point de terminer son make-over, les meubles de jardin deviennent un impératif, parce qu'on a l'intention d'inviter une couple de personnes à manger dehors au BBQ. Bref, la dame du Club Piscine qui nous a servis m'a bien fait rire quand elle m'a dit que cette chaise longue était en vrai bois de cacacia. Je l'ai corrigée avec mes doux gants blancs habituels et on a rigolé de bon coeur. Parce que quand la librairie de mon quartier s'était mise à vendre des colliers ésotériques, la vendeuse m'avait assuré que cette pierre était une "topale".
- Une opale, vous voulez dire. Ou une topaze?
- Non non, une topale!
Elle n'avait pas ri, elle. Une topale... Franchement.
Là, c'est l'été. Ce n'est pas le temps des confitures, mais celle de Daniel Rondeau est la plus délicieuse qui soit. C'est l'été, dis-je, et que font les travailleurs autonomes en été, s'il vous plaît? Oui! Ils déménagent leur laptop sur les terrasses. J'ai un laptop prêté depuis peu et j'ai très hâte de toucher cette Terre promise. Travailler de chez soi étant déjà au-delà du bonheur, je suis impatiente d'ajouter une cerise sur mon sundae.
Ah, et j'ai la ferme intention de refaire le design de ce blog (so 2007).
Oui, l'été est plein de promesses. Je suis contente de vous retrouver.
